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Santiago fête ses 475 ans!

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Le 12 Février 1541

La vallée du fleuve Mapocho a été le lieu choisi par le conquistador espagnol Pedro de Valdivia pour fonder la ville de Santiago, à l’époque nommée Santiago de la Nueva Extremadura.

mapa_stgo_1895Plan de Santiago en 1895.

C’est la raison pour laquelle on commémore aujourd’hui les 475 ans d’existence.

Ce jour Santiago est devenue la première ville du Chili à être fondée et peu à peu a commencé à grandir en prenant la forme d’un échiquier englobant 126 blocs, entre les deux bras du fleuve Mapocho et au pied de la colline Santa Lucia -ou Huelén-.

cerro_huelenMontée de la colline Santa Lucia.

La place principale de Santiago, la Plaza de Armas, considéré comme le kilomètre zéro, était le centre de l’échiquier et autour d’elle se sont développées les maisons des notables, des vignobles et une chapelle, qui est l’actuelle cathédrale métropolitaine de Santiago.

catedral_santiagoCathédrale de Santiago en fin d’après- midi.

En juin 2015, dans le cadre d’une enquête commandée par le Musée National d’Histoire Naturelle (MNHN), sous les terrains de de la cathédrale, ils ont été trouvés des vestiges archéologiques qui dévoilent que le lieu actuel ou se trouve la Plaza de Armas était un centre administratif et cérémonial occupé par les Incas avant l’arrivée des Espagnols.

L’anniversaire de Santiago!

Pour commémorer cette date du 12 février 1541, il y aura deux célébrations publiques.

La « Fiesta de Santiago », organisé par la municipalité de Santiago, où vous pourrez visiter neufs cours parmi les bâtiments les plus emblématiques du centre de la ville, comme le Musée précolombien, L’église de la Merced et ancien Congrès National.

Une autre activité urbaine sera le rassemblement « Donne ton cœur à Santiago » qui aura lieu à 18 heures dans la Plaza de Armas. Les participants sont invités à former un grand coeur pour montrer l’amour pour leur ville.

doodle_google_chile_1

Sur son moteur de recherche Google a décidé de célébrer l’anniversaire de Santiago avec un doodle montrant différentes icônes urbaines avec la Cordillère des Andes en arrière plan:  ces icônes représentent la Tour Entel et le bâtiment Telefónica, la station Mapocho, le Centre d’Innovation de la Université Catholique, conçue par l’architecte Alejandro Aravena, lauréat 2016 du prix Pritzker, la Bibliothèque Nationale avec le métro de Santiago, puis la cathédrale de Santiago et le théâtre municipal de la ville.

Merci à Plataforma Urbana site web (en espagnol) sur tous les thèmes relatifs à l’urbanisme au Chili et dans le monde.

 

Crédits : © Plataforma Urbana - © Guy Wenborne / ENTEL - © Jorge Orellana
3 Discussions on
“Santiago fête ses 475 ans!”
  • Une synthèse très réussie sur l´histoire de Santiago depuis sa «découverte» par un «Conquistador». Les mots sont justes, mais ne suffisent néanmoins pas à réconcilier les conflits souterrains qui déchirent silencieusement l´âme des chiliens. Le texte fait référence à plusieurs reprises au passé précolombien de la ville, ou devrait-on dire établissement humain, localité, sans tout à fait l´inclure dans son parcours. C´est dans les fondations du territoire de Santiago que se trouvent les origines de la collectivité existante à nos jours, une collectivité qui a du mal à construire son identité parce qu´elle renie le passé antérieur aux 475 années, fêtées ce précédent 12 février.

    Le peuplement de la vallée centrale du Chili date de bien avant sa conquête par la couronne espagnole, qui d´ailleurs n´incarne pas la première expérience coloniale vécue en ce territoire. L´histoire préhispanique, qui ne demeure pas moins l´histoire des chiliens, s´enracine dans la période nommée par les archéologues paléo-indienne, aux environs de 1100 Av. J.C, se poursuit avec les périodes archaïque, la céramique ancienne (notamment représentée par les ethnies Bato et Llolleo), puis céramique moyenne avec l´épanouissement de la culture Aconcagua et finit sur la période tardive, scène de la mise en place de l´empire inca dans la vallée du Mapocho. Une riche histoire qui a parsemé le bassin de Santiago de sites, témoins de la vie humaine, au même titre que l´actuelle cité. Un passé méconnu, peu reconnu par l´immense majorité des chiliens, en quelque sorte victimes de la volonté d´état depuis la fondation de la nation chilienne, qui s´est voulue de vocation unique, uniforme, espagnolisante et européenne.
    Ce qui est regrettable à se réjouir de la découverte de Santiago, réside dans l´étrange résonnance qu´a cette dernière avec le désir s´ensevelir le passé indigène qui crève l´expression culturelle des chiliens. Un mal-être palpable chez eux qui redoutent plus que tout l´«indien». Bien que ou peut-être parce qu´ils ne savent pas où ils en sont, ils préfèrent regarder au nord de leur continent.

    Saludos atentos.
    PS: remarquez les conflits insolubles de « l´état » avec les mapuches au sud du pays. L´image vivante des conflits de souveraineté de la nation chilienne en tant qu´expression unique, qui justifirait, donc, la répression violente de la différence et de la volonté d´expression (il est vrai, aussi, d´autodétermination) de la part d´un peuple aborigène.

  • Une synthèse très réussie sur l´histoire de Santiago depuis sa «découverte» par un «Conquistador». Les mots sont justes, mais ne suffisent néanmoins pas à réconcilier les conflits souterrains qui déchirent silencieusement l´âme des chiliens. Le texte fait référence à plusieurs reprises au passé précolombien de la ville, ou devrait-on dire établissement humain, localité, sans tout à fait l´inclure dans son parcours. C´est dans les fondations du territoire de Santiago que se trouvent les origines de la collectivité existante à nos jours, une collectivité qui a du mal à construire son identité parce qu´elle renie le passé antérieur aux 475 années, fêtées ce précédent 12 février.

    Le peuplement de la vallée centrale du Chili date de bien avant sa conquête par la couronne espagnole, qui d´ailleurs n´incarne pas la première expérience coloniale vécue en ce territoire. L´histoire préhispanique, qui ne demeure pas moins l´histoire des chiliens, s´enracine dans la période nommée par les archéologues paléo-indienne, aux environs de 1100 Av. J.C, se poursuit avec les périodes archaïque, la céramique ancienne (notamment représentée par les ethnies Bato et Llolleo), puis céramique moyenne avec l´épanouissement de la culture Aconcagua et finit sur la période tardive, scène de la mise en place de l´empire inca dans la vallée du Mapocho. Une riche histoire qui a parsemé le bassin de Santiago de sites, témoins de la vie humaine, au même titre que l´actuelle cité. Un passé méconnu, peu reconnu par l´immense majorité des chiliens, en quelque sorte victimes de la volonté d´état depuis la fondation de la nation chilienne, qui s´est voulue de vocation unique, uniforme, espagnolisante et européenne.

    Ce qui est regrettable à se réjouir de la découverte de Santiago, réside dans l´étrange résonnance qu´a cette dernière avec le désir s´ensevelir le passé indigène qui crève l´expression culturelle des chiliens. Un mal-être palpable chez eux qui redoutent plus que tout l´«indien». Bien que ou peut-être parce qu´ils ne savent pas où ils en sont, ils préfèrent regarder au nord de leur continent.

    PS: remarquez les conflits insolubles de « l´état » avec les mapuches au sud du pays. L´image vivante des conflits de souveraineté de la nation chilienne en tant qu´expression unique, qui justifirait, donc, la répression violente de la différence et de la volonté d´expression (il est vrai, aussi, d´autodétermination) de la part d´un peuple aborigène.