France-Chili

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Maite Alberdi et
« L’école de la vie »

Partageons les bonnes idées.

Les 2 grandes associations en France sur l’handicap mental sont ici et ici 

Dans un entretien pour le blog de Mediapart, la réalisatrice chilienne, Maite Alberdi, aborde les thèmes que lui sont chers, par exemple, celui de l’inclusion pour les personnes atteintes du syndrome de Down et la précarité de leur situation de vie au Chili. En général c’est la famille qui les « garde » à la maison et ceux qui peuvent payer iront dans les quelques centres spécialisés qui existent dans le pays.

Selon une étude faite en 2015, plus de 20% de la population au Chili presente des signes d’handicap, dont plus de 8% ont un handicap sévère. L’état est plutôt absent. Au Chili il n’existe aucune structure de vie pour les personnes handicapés.

Elle parlera de sa bataille pour faire réagir le monde politique, dans une société chilienne très indifférante à cette problématique d’inclusion. Elle vous parlera aussi des différences entre cinéma et documentaire, du fantastique et du réel, et de bien d’autres choses!

Maite Alberdi. Réalisatrice.

Maite à réussie après la sortie de son film  au Chili (4 semaines tout de même en salle) à faire pression à travers les réseaux sociaux, mouvements sociaux, manifestations de rue, site web, à tel point que le gouvernement à dictée une loi (adoptée par le parlement), pour faire reconnaître le droit au travail des personnes handicapés au même niveau que les personnes non handicapés.

« Cédric Lépine : Dans La Once comme dans L’École de la vie (Los Niños), les gros plans sur la nourriture aussi bien que l’humour mis en scène sont comme une invitation adressée aux spectateurs à partager le repas de tes protagonistes. Est-ce là une manière pour toi d’initier un rapport de proximité, fondée sur la complicité entre tes personnages et ton public ?
Maite Alberdi :
Ce qui m’intéresse c’est de faire des films où l’on oublie qu’il s’agit de documentaires. Pour autant, on n’oublie pas la vérité de la réalité filmée, mais je souhaite que le spectateur se sente pleinement dans une expérience de cinéma sans que ce soit nécessairement de la fiction. Je travaille un film à partir de l’émotion et de l’empathie, et non pas de la rationalité du sujet comme on peut le faire dans un certain type de documentaire traditionnel.
Au sujet de l’humour, trop longtemps le documentaire a été contraint de « documenter » le réel, avec comme toile de fond le drame des conflits sociaux. Dans ce cadre, le documentaire doit aboutir à une mobilisation sociale autour du thème abordé. L’humour est une manière de créer une empathie avec le spectateur parce qu’il s’agit d’une émotion. Bien sûr que la douleur est une émotion qui peut permettre un récit, mais la vie s’associe entre le drame et l’humour. Je souhaitais que le spectateur se connecte avec les personnages. Le sourire est un moyen facile de connexion entre les individus et se trouve pleinement inscrit dans le quotidien. Ceci n’empêche pas non plus d’arriver au drame car les spectateurs suivent un voyage émotionnel. Je sens que j’aime chercher dans cette direction pour faire mes films. Je n’aime pas réduire un sujet au drame car c’est manquer les connections possibles de toute une palette d’émotions. User de l’humour ne signifie pas que le film est moins sérieux qu’un récit dramatique. »

Pour lire la suite de l’entretien sur le blog de Mediapart cliquez- ici.

L’Ecole de la vie c’est le titre en français, du film nommé en espagnol Los Niños qui sortira en novembre en France, la synopsis c’est ici.

Profitez aussi pour regarder son documentaire « Je ne suis pas d’ici » à regarder en ligne.

Les 2 grandes associations en France sur l’handicap sont ici et ici 

Crédits : © Le blog de MEDIAPART © Maite Alberdi

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