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Against a conspiracy of invisibilities
une proposition de Rodrigo Arteaga

Partageons les bonnes idées.

Against a conspiracy of invisibilities

Une proposition de Rodrigo Arteaga Sobering Galerie
Avril – Juin 2016

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s o b e r i ng

87, rue de Turenne 75003 Paris + 33 (0)9 66 82 04 43 www.soberinggalerie.com contact@soberinggalerie.com

 

           Communiqué de presse

Against a conspiracy of invisibilities

Une proposition de Rodrigo Arteaga Sobering Galerie
Avril – Juin 2016

II

no words do not make love they make absence if i said water would i drink? if i said bread would i eat?

III

in this night in this world extraordinary silence of this night the thing about the soul is it doesn’t see itself the thing about the mind is it doesn’t see itself the thing about the spirit is it doesn’t see itself where does this conspiracy of invisibilities come from?not one word is visible *1

Against a conspiracy of invisibilities est une exposition collective proposée par l’artiste chilien Rodrigo Arteaga et composée d’une sélection d’œuvres de 12 jeunes artistes contemporains d’origine chilienne : Aymara Zegers, Claudia Müller, Lautaro Veloso, Benjamín Ossa, María Edwards, Javier Toro, Mariana Najmanovich, Raisa Bosich, Bernardita Arís, Marcela Serra, Pablo Rodríguez et Martín La Roche.

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L’exposition sera visible du jeudi 28 avril au samedi 4 juin 2016 à la galerie Sobering, située au 87 rue de Turenne, 75003 Paris. Le samedi 30 avril se déroulera une présentation et une discussion sur l’art chilien et latino-américain, dont les intervenants seront Rodrigo Arteaga (artiste et commissaire de l’exposition) et Ignacio Szmulewicz (historien de l’art et critique).

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L’exposition se structure autour du travail de 12 artistes qui font partie d’une nouvelle génération d’artistes au Chili, à laquelle s’intègre également l’artiste Rodrigo Arteaga. Ce groupe d’artistes émergents est actif au Chili, par là même, l’exposition est une manière d’examiner comment les interprétations respectives de leurs œuvres évoluent et dialoguent avec le nouveau contexte culturel local.

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Les œuvres évoquent inévitablement l’identité chilienne. De ce point de vue, le commissaire d’exposition a choisi des artistes dont les questionnements identitaires s’étendent aux différentes régions de la pensée, du culturel au naturel. Aymara Zegers se plonge dans les thèmes relatifs à la biologie, à l’écologie, au cycle de la vie ; Mariana Najmanovich s’intéresse à la politique, la mémoire et l’histoire ; Lautaro Veloso à la mythologie ; Claudia Müller à l’hydrographie, Raisa Bosich à l’architecture et à l’urbanisme ; Martín La Roche à la narration et à la collection ; Bernardita Arís à l’imagerie, au collage et à la signification de l’habitat ; Benjamín Ossa à la lumière, au temps et à la perception ; Javier Toro Blum à la phénoménologie de la perception ; María Edwards à l’astronomie, la poésie, la musique et aux mathématiques ; Pablo Rodríguez au paysage urbain ; Marcela Serra à la représentation, à la déformations des animations vidéo.

Ce groupe représente une partie importante de la production la plus intéressante faite au Chili, et, pour la même raison, intéressante à exposer dans un autre contexte.

Le titre fait référence à un poème d’Alejandra Pizarnik qui évoque la limite inhérente du langage, magnifiquement décrite par le langage justement. Alors comment cela peut-il s’appliquer au langage visuel ?

Les encyclopédies, ou les autres représentations du monde peuvent être comprises comme des représentations d’elles-mêmes, comme des miroirs. Si une personne réalise un ouvrage sur la botanique, alors le livre représentera également l’auteur dans sa réalisation, à travers les décisions, le contexte et la forme.

Si quelqu’un enquête sur un problème écologique, le résultat est probablement un autre problème écologique. La limite à partir de laquelle les œuvres atteignent leur propre pouvoir suggestif est ce qui constitue le seuil de leur matérialité. La manière dont elles apparaissent et se projettent sur la vie, utilisant le monde qui nous entoure comme contenu et matière pour être capable de voir le processus à travers la forme, pour révéler comment les éléments s’assemblent ou se défont ; que cela soit la libération de l’acte sculptural ou les explosions et recompositions métaphoriques dans les vidéo et la sculpture de Aymara Zegers ; ou en observant les mécanismes sur lesquels fonctionne le circuit hydraulique spécifique dans les installations de Claudia Müller ; en présentant la texture du fil de fer qui se répand sur le livre de partition dans les interventions poétiques de María Edwards ; en partant du plus commun des endroits où nous habitons, la maison, et en juxtaposant des papiers découpés et peints pour reprendre possession de ce lieu d’origine dans les œuvres sur papier de Bernardita Aris; en interrogeant notre système de perceptions à travers le temps et l’espace dans la structure contemplative de Benjamin Ossa; à travers l’alignement d’éléments trouvés dans le paysage urbain et la mise en lumière de leur fragilité dans les photographies sculpturales de Pablo Rodríguez ; ou dans le contenu mythologique des dessins méditatifs de Lautaro Veloso ; dans le déploiement de nos façons de comprendre le monde à travers les collections du projet bibliophile de Martín La Roche ; à travers l’appropriation de l’espace par le public dans sa confrontation à la boîte lumineuse de Javier Toro Blum; la mise en lumière de la faiblesse humaine dans les peintures de Mariana Najmanovich; les représentations parfaites des imperfections et des déformations des animations vidéo dans les peintures de Marcela Serra ; la répétition absurde des panneaux d’affichage inutilisés dans l’espace urbain mise en relief dans les sculptures ludiques de Raisa Bosich ; ces démarches sont la preuve de la limite que les œuvres atteignent dans leur propre impulsion. L’exposition cherche à visualiser comment cette conspiration des invisibilités peut être analysée à travers un langage visuel, transcendant et repoussant également la limite géographique. Comment ce que nous pensons local se révèle en fait universel et comment ce que nous pensons universel se révèle finalement local ? Est-ce que l’image/la forme est plus efficace à transcender les limites et à se déployer que les mots ?

Lire le CP en anglais  – Lire le CP en espagnol

Crédits : © Sobering Galerie © Les auteurs de chaque oeuvre.