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En ces moments de doutes, de douleur, de rage et d’amertume que nous traversons en France,  Mon Blog sur le Chili veux porter près de vous l’espoir que le poète Chilien Pablo Neruda écrivait à l’âge de ces 19 ans. Bien d’années après, il occupera le poste d’ambassadeur du Chili en France. Ecoutez et regardez le Poème XV du livre Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée.

                                                                       

Avec le concours de la BBCMUNDO


Le film NERUDA  du réalisateur chilien Pablo Larraín est actuellement en salle!

Ecouter le discours  – en espagnol- de Pablo Neruda lors de la céremonie du Prix Nobel de Littérature le 12 décembre 1971

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Poème XV du livre Vingt poèmes d’amour et une chanson désespérée.

TU ME PLAIS XV

Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente,
et tu m’entends de loin, et ma voix point ne te touche.
On dirait que tes yeux se sont envolés
et on dirait qu’un baiser t’aurait scellé la bouche.

Comme toutes les choses sont emplies de mon âme
tu émerges des choses, de toute mon âme emplie.
Papillon de songe, tu ressembles à mon âme,
et tu ressembles au mot mélancolie.

Tu me plais quand tu te tais et sembles distante.
Et tu sembles gémir, papillon dans la berceuse.
Et tu m’entends de loin, et ma voix ne t’atteint pas :
laisse-moi me taire avec ton silence.

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
Tu es comme la nuit, muette et constellée.
Ton silence est d’étoile, si lointain et simple.

Tu me plais quand tu te tais car tu es comme absente.
Distante et endolorie comme si tu étais morte.
Un mot alors, un sourire suffisent.
Et la joie que ce ne soit pas vrai, la joie m’emporte.

ME GUSTAS XV

Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
Y parece que un beso te cerrara la boca.

Como todas las cosas están llenas de mi alma
Emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma,
Y te pareces a la palabra melancolίa.

Me gustas cuando callas y estás como distante.
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza :
Déjame que me calle con el silencio tuyo.

Déjame que te hable también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo.
Eres como la noche, callada y constelada.
Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.

Me gustas cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una palabra entonces, una sonrisa bastan.
Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.

 Le blog sur la poésie d’Angèle Paoli


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Crédits : ©BBCMUNDO © Le blog sur la poésie d'Angèle Paoli pour la traduction